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Tout commence ou recommence par un séjour dans la capitale. Dix jours. Je suis seule, dans cette chambre d'hôtel aux rideaux tirés en permanence depuis que j'ai surpris, la veille, un homme m'observant depuis la fenêtre d'en face, à quelques mètres. Paris et sa proximité. La tour Montparnasse se dresse là bas, au milieu des immeubles. C'est comme si tout avait été construit sur plusieurs générations, que les bâtiments venaient combler peu à peu les espaces vides. Ils sont tournés dans tous les sens possibles, de couleurs, hauteur et d'architectures différentes. Les décennies se côtoient et on y a jeté à quelques endroits des points de verdure, le feuillage d'un arbre qui émerge entre deux murs, une colonne de lierre grimpante. L'arrivée s'est mieux passée que je l'imaginais: j'ai réussi a extirper ma valise du train et la jeter sur le quai sans aide, la rouler jusqu'au métro descendre puis remonter à bout de bras, l'épaule déboîtée, l'autre accrochée à la rampe -j'en ai encore mal- pour prendre le tramway et atterrir ici. La chambre semble convenable, la rue calme, même si l'on ne m'a pas laissé aussi tranquille que je le voudrais. Des petits marchés à proximité, des dizaines de restaurants, une connexion internet pour mon portable, les transports à dix minutes, une douche et de l'eau chaude -ce que nous n'avions plus depuis une semaine chez nous-...
Mais cela m'indiffère à cause de la solitude. Je ne révise pas, n'ayant guère l'impression de me trouver ici pour les examens. J'assimile plutôt ce départ à une punition, une convalescence, ou bien encore une sorte de mise en quarantaine Il est impossible de consoler ce sentiment d'austérité, de vide, d'abandon, en s'élançant pour visiter les coins les plus fascinants de cette ville, ou remplissant la garde-robe d'éléments supplémentaires inutiles. Mais je ne parviens à réaliser, à travailler dans ces conditions, ailleurs, si dépaysée. Peut-être demain ?
J'ai fais un cauchemar cette nuit, accompagné de convulsions. J'étais possédée. Pourtant, je me sens reposée, plutôt en forme, réveillée avec les prémices du jour grâce à la codéïne et le peu d'étanchéité des rideaux qui laisse fuir la lumière. Si la ville ne m'effrayait pas temps, si les gens ne provoquaient pas une telle aversion, j'irais au café le plus proche boire quelque chose de chaud, ou je partirais bien plus tôt avant le début des épreuves d'anglais -je ne révise pas cette matière- découvrir le boulevard Haussmann, ses boutiques, et manger quelque part. Mais la raison voudrait que je reste encore enfermée ici durant quatre heures à travailler avant de chercher un endroit où manger puis partir sagement en métro à Asnières.
Mais cela m'indiffère à cause de la solitude. Je ne révise pas, n'ayant guère l'impression de me trouver ici pour les examens. J'assimile plutôt ce départ à une punition, une convalescence, ou bien encore une sorte de mise en quarantaine Il est impossible de consoler ce sentiment d'austérité, de vide, d'abandon, en s'élançant pour visiter les coins les plus fascinants de cette ville, ou remplissant la garde-robe d'éléments supplémentaires inutiles. Mais je ne parviens à réaliser, à travailler dans ces conditions, ailleurs, si dépaysée. Peut-être demain ?
J'ai fais un cauchemar cette nuit, accompagné de convulsions. J'étais possédée. Pourtant, je me sens reposée, plutôt en forme, réveillée avec les prémices du jour grâce à la codéïne et le peu d'étanchéité des rideaux qui laisse fuir la lumière. Si la ville ne m'effrayait pas temps, si les gens ne provoquaient pas une telle aversion, j'irais au café le plus proche boire quelque chose de chaud, ou je partirais bien plus tôt avant le début des épreuves d'anglais -je ne révise pas cette matière- découvrir le boulevard Haussmann, ses boutiques, et manger quelque part. Mais la raison voudrait que je reste encore enfermée ici durant quatre heures à travailler avant de chercher un endroit où manger puis partir sagement en métro à Asnières.
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